Attention : il ne s’agit pas d’un article médical ! Il s’agit simplement d’un témoignage personnel concernant la pré-éclampsie. En cas de problème durant votre grossesse, il est impératif de contacter un professionnel de la santé !

Cela fait un moment que je n’ai pas publié de progression et pour cause, notre petit Jules est né le 8 janvier ! Tout le monde se porte bien.

Cependant, comme vous pouvez le constater, il est né un peu avant terme et il y a une raison à cela : j’ai eu une pré-éclampsie. Je vous propose donc mon témoignage sur la chose.

À un peu plus moins de 20 jours du terme, je me suis rendue chez le médecin afin d’effectuer mon suivi de grossesse. Tout se passe bien jusqu’à la prise de tension. Celle-ci est vraiment élevée 140/110. Nous attendons un peu mais la tension ne change pas. Je suis donc envoyée aux urgences afin de passer des tests supplémentaires (urines et tests sanguin) et vérifier ma tension aux 15 minutes. La tension ne s’améliore pas et j’ai des traces de protéines dans les urines mais rien d’alarmant encore. On me renvoie chez moi en me disant de revenir le vendredi.

D’après les médecins, il s’agit d’un début de pré-éclampsie. Au stade où j’en étais (38 semaines), il n’y a pas de danger pour le bébé mais pour la maman. Le traitement : provoquer l’accouchement. La pré-éclampsie n’est pas très bien comprise, il s’agirait d’un problème au niveau du placenta.

Je reviens le vendredi, toujours pas d’amélioration, j’ai également des traces d’enzyme hépatique dans le foie mais je n’ai pas d’autres symptômes. Je retourne donc chez moi et dois revenir le dimanche.

Le dimanche, je reviens encore, toujours pareil, je rentre à la maison. Cependant pendant le soir, mon ventre est super dur (pas de contraction mais tout de même une sensation désagréable). Je retourne donc à l’hôpital. Ils reprennent ma tension pendant 2h. Entre temps, je commence à avoir super mal en dessous de la poitrine, une espèce de barre de douleur et j’ai mal à la tête.

On me renvoie à la maison, retour pour d’autres tests mardi. Le trajet du retour est désagréable, je n’arrive pas à m’assoir sans avoir mal, je prends donc un bain en rentrant pendant 2h, ça soulage un peu mais je m’endors avec la douleur.

Le lendemain, je reste couchée toute la journée, la douleur est beaucoup moins forte dans cette position.

Mardi, je retourne à l’hôpital, une fois que toutes les analyses sont faites, la médecin de garde vient me voir et m’explique que les analyses sont encore moins bonnes et surtout mes plaquettes ont commencé à baissé. Ce qui est problématique car si elle descendent trop, je ne pas avoir de péridurale 😮 Elle me rassure en m’expliquant que j’ai encore de la marge mais qu’il faut vraiment provoquer l’accouchement. Je suis donc invitée à revenir le soir même afin qu’on commence à préparer mon col pour le travail du lendemain.

Le lendemain, on stimule le travail par hormone vers 8h du matin, et à 16h26, Jules est arrivé et tout le monde est en pleine forme! Tout c’est bien déroulé, j’ai eu pas mal de prise de sang afin de vérifier les plaquettes, j’ai pu avoir la péridurale et surtout, tout a commencé à se replacer (plaquettes, urines, tensions) dès la fin de l’accouchement.

Voilà pour mon témoignage, si vous êtes dans la même situation, rassurez-vous même si c’est stressant, les risques sont limités en fin de grossesse et vous serez suivie de très près ! Comme je l’expliquais, tout est rentré dans l’ordre après l’accouchement, cependant, je dois encore faire quelques suivis car cela peut réapparaître même quelques semaines après celui-ci.

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